Free Mobile souhaiterait installer une antenne relais à l’IUT de Béthune, dans le Nord de la France. Mais ce projet n’est pas du goût de tous. Si la direction y voit des aspects positifs, ce n’est pas un avis partagé par le personnel. Didier Jehl, le chef de département et Patrick Martin, le directeur de l’IUT réagissent et commentent les réactions qui dénoncent un fait accompli alors que rien ne serait acté.

Installer une antenne de téléphonie mobile est devenu un sujet tendu. S’il est encore difficile aujourd’hui d’évaluer l’impact des ondes sur la santé, dès qu’un projet d’antenne de téléphonie mobile voit le jour, les inquiétudes surgissent.

La direction de l’IUT de Béthune a expliqué lors d’une réunion d’information ce matin que « C’est une aubaine pour nos étudiants ». Il s’agit également de rassurer le personnel de l’établissement qui ne voit pas ce projet d’un bon oeil et qui s’indigne devant un projet acté.

Pourtant, Patrick Martin, le directeur, a affirmé qu’au jour d’aujourd’hui « Rien n’est acté ».

Si Free Mobile a sollicité l’IUT, Patrick Martin s’est renseigné sur la viabilité technique, économique et sur le plan réglementaire avant même d’ébruiter le projet : « Comme directeur de l’établissement, je me voyais mal fermer la porte à Free quand il nous a fait la proposition. Un IUT formant des jeunes qui vont installer des antennes pouvait-il refuser la discussion ? »

Vendredi prochain, lors d’un conseil d’administration, le directeur demandera au président de l’université d’Artois dont il a obtenu le feu vert pour lancer les discussions avec Free Mobile, de saisir le comité technique. Il s’agit d’un équivalent du comité d’hygiène et de sécurité des entreprises en milieu universitaire. L’antenne Free Mobile ne serait alors installée que si ce comité valide le projet.

Quant au chef du département réseau et télécommunications Didier Jehl, l’intérêt pédagogique est à prendre en considération : les étudiants auront la possibilité d’installer leurs propres antennes sur le pylône de Free Mobile et ce, afin de réaliser les travaux pratiques pour leurs études : « Nos étudiants pourront voir en vrai grandeur leur futur boulot »

Enfin, Jean-René Tredez, agrégé de physique et professeur de télécommunication tentera de rassurer le personnel : « Le principe de précaution est légitime. Mais il ne faut pas tomber dans la paranoïa. On doit relativiser, sinon on ne fera plus rien ». Il ajoute également que l’émission de l’antenne sera suivie : « Il est prévu des contrôles réguliers par des sociétés extérieures. »

source : lavoixdunord.fr