D’après l’ARCEP, Free Mobile a fait part des conditions dans lesquelles il accède aux pylônes de SFR avec un ralentissement et même des refus.

Lorsque Free Mobile a saisi l’ARCEP, SFR avait donc refusé la dernière commande passée afin de permettre au dernier entrant d’installer des antennes mobiles pour déployer son réseau 3G/4G.

En 2014, il ne semblait pas y avoir de problème particulier mais “Free Mobile se plaint que le rythme de production ait ralenti à compter de la fin de l’année, et que SFR ait refusé sa dernière commande. Free Mobile a ainsi demandé à l’ARCEP que SFR accepte cette commande et que SFR soit soumise à un calendrier contraignant de mise à disposition de ses pylônes.”

Le cadre réglementaire indique que des pylônes doivent être partagés entre opérateurs mobiles et “il existe près de 40 000 sites en France métropolitaine, qui sont d’une grande diversité : les principaux types sont les toits-terrasses, les pylônes et les châteaux d’eau. Le cadre réglementaire prévoit que les opérateurs mobiles doivent privilégier le partage de sites passifs entre eux, afin notamment de privilégier un investissement efficace et concourir à la préservation de l’environnement (protection des paysages par le déploiement d’un nombre réduit d’antennes). À cet effet, les opérateurs doivent répondre aux demandes raisonnables d’accès à leurs sites émanant d’autres opérateurs.”

Ce n’est pourtant pas aussi simple dans les faits selon Free Mobile qui semble perdre patience face à la lenteur de SFR pour l’autoriser à accéder à ces sites.

De ce fait, l’ARCEP devrait recadrer SFR , estimant “que la mise à disposition des pylônes par SFR , en 2015, se faisait à un rythme insuffisant, tendant à priver de leur portée utile les obligations réglementaires de SFR . ” et demande à ce qu’un avenant au contrat permette la mise en place effective d’un “calendrier de mise à disposition des sites. SFR devra ainsi respecter un rythme minimum de production, tel que défini par l’Autorité, et ce, sous réserve que Free Mobile respecte également ses obligations contractuelles.

Free Mobile serait donc ralenti par SFR pour le déploiement de son réseau mobile en France. Au regard du rythme de déploiement du réseau de ce premier, cette décision devrait permettre à Free de conserver un déploiement soutenu en terme de nouveaux sites et de nouvelles antennes activées.

Il faut dire que le temps presse pour le dernier entrant, le contrat d’itinérance avec Orange prenant fin le 22 décembre 2017. Il faudra donc d’ici là disposer d’une couverture réseau en propre suffisante pour satisfaire les abonnés et leur proposer un signal 3G/4G sur la plus grande partie du territoire, au risque de perdre des abonnés alors privés de réseau mobile.

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