Xavier Niel a été clair à propos de Free : si l’opérateur n’avait pas décroché la quatrième licence mobile en France, Free aurait été à vendre !

Ce n’est pas si étonnant… Alors que ses principaux concurrents disposent tous de leur propre réseau fixe et mobile, Free n’avait pas d’autre choix que de se lancer dans l’univers de la téléphonie mobile, secteur où l’accès Internet mobile est en plein boom. Imaginez aujourd’hui que Free ne puisse pas proposer d’offre mobile : la concurrence aurait certainement usé l’opérateur par les offres quadrupleplay, et Free ne pouvant survivre que par les abonnements fixes dans un marché qui arrive à maturité n’aurait pas pu rebondir ailleurs.

Xavier Niel a expliqué sur BFM Business que “On n’aurait pas fait le mobile, on l’a toujours dit, on aurait vendu et on serait partis dans d’autres aventures, parce qu’on aurait eu moins de croissance.”

Par ailleurs, et ce n’est pas la première fois que Xavier Niel l’affirme, les prix du mobile vont encore baisser en France, n’en déplaise à se concurrents : “Quant aux autres concurrents, ils sont dans un marché dans lequel souvent les analystes pensent que la baisse c’est fini, alors que ce marché va continuer de baisser. Le marché français reste cher, et les prix vont continuer de baisser.” Il faudra cependant peut-être entendre qu’on en aura toujours plus pour le même prix et non pas que les abonnements illimités diminueront leur prix de vente…

Dans tous les cas, si Free mobile n’a pas encore dépassé l’un de ses grands concurrents en terme de recrutement, son arrivée dans la téléphonie mobile ne cesse de faire parler de lui, ce qui réjouit Xavier Niel concernant l’avenir du groupe : “Nous on pense qu’on a un marché qui est la France, le marché des télécoms en France c’est 40 milliards. Cette année on ne fera même pas 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires, donc on ne fait même pas 10 % du marché, alors qu’on monopolise 60, 70 %, 80 % de l’attention. Donc si vous voulez, on a une possibilité de croissance énorme.”

via Univers Freebox