Free Mobile a fait le choix de dissocier la vente de son forfait mobile à celle du téléphone mobile. Si l’idée est bonne et est totalement transparente pour l’abonné, le crédit à la consommation est soumis à des règles strictes qui peuvent compliquer la tâche.

Acheter un téléphone mobile à crédit, pas facile !

Si les opérateurs historiques nous ont habitué aux subventions pour obtenir un téléphone mobile en apparence moins cher, Free Mobile a opté pour le crédit à la consommation et plus récemment le paiement en quatre fois sans frais.

Sur le premier point, Free Mobile estime que SFR (tout comme Orange et Bouygues Telecom) lui fait une concurrence déloyale en déguisant un crédit à la consommation sous forme de mensualités de remboursement du téléphone mobile. L’opérateur à d’ailleurs SFR !" href="http://www.freeiphone.fr/free-mobile-porte-plainte-contre-sfr/" target="_blank">attaqué SFR en justice sur ce point.

Concernant le crédit à la consommation appliqué par Free Mobile, le client voit clairement ce qu’il paye. Un partenariat avec Sofinco (filiale du Crédit Agricole) permet à l’opérateur de proposer un crédit sur plusieurs mois avec un TAEG de 9.99%.

Contraintes légales du crédit à la consommation

Le problème, c’est que pour obtenir ce genre de financement, il y a un encadrement légal à respecter : Dès que le montant du téléphone mobile est de 200 euros ou plus, il est obligatoire de monter un dossier de crédit qui doit vérifier si le client est solvable ou non.

L’organisme qui accorde le crédit doit fournir les informations suivantes : le taux débiteur, le montant des frais, le coût et montant total du crédit, le taux annuel effectif global, la durée du contrat et le montant des échéances.

Le client doit être averti qu’il dispose d’un droit de rétractation de 14 jours et l’opérateur doit former ses vendeurs au sujet du crédit à la consommation ainsi qu’à la prévention du surendettement. Tout salarié d’un Free Center doit donc être formé sur ces sujets.

source : Les Echos