Suite aux polémiques concernant la soit-disant extinction des antennes Free Mobile (un scan réseau montre pourtant sa présence), l’ARCEP a du s’exprimer en confirmant qu’elle avait effectivement constaté une couverture de la population d’au moins 27% en décembre 2011, permettant par la même occasion l’activation de l’accord d’itinérance sur le réseau Orange . Malgré tout, l’autorité va procéder à un nouvel examen dès aujourd’hui afin de vérifier à nouveau la couverture du réseau Free Mobile.

Lors de son passage à l’Assemblée Nationale, Xavier Niel a rappelé que le réseau Free Mobile est bien fonctionnel et qu’il est dans l’intérêt d’iliad de développer rapidement sa couverture afin de se passer de l’accord d’itinérance avec Orange , car c’est la seule solution viable économiquement :

« L’ARCEP a constaté que nous couvrions plus de 27 % de la population, et nous continuons à installer des antennes. On pense sur le long terme que la seule possibilité d’exister est d’avoir notre propre réseau. À côté de ça, nous avons signé un accord commercial de type Full MVNO avec France Télécom : c’est fantastique, mais ce n’est pas viable. »

En effet, à l’image du dégroupage ADSL, Free Mobile doit poser ses antennes relais afin de disposer de son propre réseau mobile et ainsi s’affranchir d’un réseau mobile emprunté mais surtout coûteux.

Mais c’est le ministre à l’économie numérique, Eric Besson, qui a déclenché la réaction de l’ARCEP, en demandant une nouvelle vérification du réseau Free Mobile :

« Je vous serais reconnaissant de bien vouloir me confirmer le respect par l’opérateur Free Mobile de ses obligations en matière de couverture de la population et de la disponibilité du service résultant de son autorisation et permettant à cet opérateur de bénéficier d’un droit d’itinérance sur le réseau d’un opérateur mobile tiers afin de compléter sa couverture du territoire national »

L’ARCEP va donc dès aujourd’hui procéder à une nouvelle vérification dans un soucis de transparence et estime « utile de demander à la société Free Mobile d’actualiser les informations relatives à l’état de son réseau » tout en demandant à Free Mobile « une liste des sites installés, des sites effectivement activés, et des motifs qui auraient pu la conduire, le cas échéant, à l’extinction de certaines stations de son réseau ».

Maxime Lombardini, directeur général d’Iliad a déclaré à Reuters « dommage que nous en soyons arrivés là après que certains de nos concurrents ont semé le doute sur notre réseau  […] Mais c’est une bonne chose que le régulateur vienne inspecter nos installations afin d’apporter des éléments factuels pour mettre fin à la polémique ».

Cette vérification pourrait être d’autant plus favorable à Free Mobile qui continue son déploiement d’antennes relais, avec à la clé, un compte rendu qui pourrait annoncer une couverture effective nettement supérieure aux 27% constatés en décembre 2011.

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