Après l’UFC Que Choisir, c’est l’association de consommateurs AFUTT qui va demander un changement de critères pour mesurer la couverture mobile en France.

Pour l’AFUTT, les critères de mesure de couverture réseau mobile qui datent de 2007 n’ont plus de valeur aujourd’hui. Elle critique l’ARCEP en affirmant qu’elle ne peut montrer la couverture réelle avec les critères utilisés.

Les mesures actuelles sont faites dans la rue et non les bâtiments, à raison d’une communication établie en moins de 20 secondes et d’une durée d’appel d’une minute. Autre critère, la mesure est faite en usage piéton avec moins de 5 km/h de déplacement.

L’AFUTT demande également la prise en compte des appels d’urgence, jusque là ignorés alors que l’obligation de les acheminer est inscrite au code des postes et télécommunications.

Dans ces conditions, l’association demande une durée de communication plus importante et la mesure d’accès au réseau en “vraie mobilité”, ce que l’on doit à priori comprendre, lors de déplacement en voiture par exemple. Pour la data, l’AFUTT demande un débit minimum de 1 Mbps.

Si l’ARCEP applique ces nouveaux critères, Jacques Pomonti, le fondateur de l’Association française des utilisateurs de télécommunications, estime que « l’application de ces nouveaux critères se traduira naturellement par une forte multiplication du nombre de zones blanches sur notre territoire. C’est le prix de la vérité. Il peu paraître lourd, mais la tromperie des chiffres officiels en aura été réduite d’autant. »

De toute façon, si de tels critères étaient acceptés, les obligations de couverture des opérateurs mobiles seraient alors certainement revues.

source : Les Echos

Mots clés :