Dans un article paru sur le Point et intitulé “Free abuse-t-il de son image de chevalier blanc ?“, le journal commente l’attaque de Bouygues Telecom envers Free Mobile. Ce dernier vient de transmettre un droit de réponse.

Le Point abordait la stratégie de communication de Free Mobile et son histoire judiciaire avec Bouygues Telecom pour une “assignation à bref délai” pour “dénigrement et concurrence déloyale“.

Mais le journal va encore plus loin en affirmant que “Free a alors profité du soutien inconditionnel de l’Arcep, le gendarme des télécoms, pour ne pas être trop durement évalué sur ses engagements de couverture (qui ont, sur le papier, été respectés)“.

C’est ce passage qui a amené Cyril Poidatz, président de Free Mobile, a donner un droit de réponse :

Free Mobile répond à certaines allégations formulées dans un article publié le 12 décembre 2012 dans Le Point.fr, sous le titre Free abuse-t-il de son image de chevalier blanc ?, et selon lesquelles Free aurait profité d’un traitement privilégié de l’Arcep (le gendarme des télécoms, NDLR) lors du contrôle de ses obligations de couverture.

Free Mobile n’a bénéficié d’aucun traitement privilégié et rappelle que ses obligations de couverture ont été contrôlées par l’Arcep à deux reprises, en décembre 2011 et en février 2012 selon les mêmes modalités que pour les opérateurs historiques, et une troisième fois par l’Agence nationale des fréquences en mai 2012 à la demande du ministre de l’Industrie.”

Malgré tout, Le Point insiste, persiste et signe :

Le Point.fr prend acte de cette déclaration de Free Mobile, et n’a pas contesté le “succès” des trois contrôles de couverture. Il s’agissait toutefois de contrôles théoriques, comme ceux effectués sur les autres opérateurs, par souci d’équité : l’Arcep ne vérifiait “que” l’existence du réseau, mais pas sa capacité à traiter les échanges de données

Notre journaliste Guerric Poncet maintient donc son point de vue. L’Arcep […] aurait dû pouvoir contrôler le fonctionnement effectif des antennes-relais (donc leur capacité à prendre en charge les appels) et non leur seule présence. Les deux contrôles de l’Arcep sur Free Mobile, aussi sérieux fussent-ils, ne rimaient pas à grande chose”

Free Mobile a pourtant bien respecté les engagements de sa licence 3G, que l’on remette en question la manière dont les mesures ont été menées ou pas. Ces mesures ont été réalisées en accord avec les obligations que devait tenir Free Mobile et selon les mêmes critères que pour les autres opérateurs mobiles.

Il ne s’agit pas de faire passer 27% des communications par le réseau Free Mobile mais de 27% de couverture de la population, ce qui semble être le détail de cette affaire.

source : Le Point