Si Free Mobile respecte son calendrier de déploiement réseau mobile, l’opérateur a fait part à l’ARCEP de certaines difficultés concernant des oppositions.

L’ARCEP lance des enquêtes sur les opérateurs mobiles afin de vérifier s’ils respectent leurs engagements en terme de couverture réseau mobile. Si Free Mobile couvre déjà plus de 60% (au 12 janvier dernier) de la population avec son propre réseau mobile, l’opérateur doit couvrir 75% de celle-ci au 1er janvier 2015 afin de respecter les engagements de sa licence mobile.

C’est ainsi que Free Mobile semble avoir ralenti le déploiement ces derniers temps. L’ARCEP qui suit le déploiement de l’opérateur de près régulièrement constate une décélération légère. Free Mobile explique celle-ci par 2 points principaux : tout d’abord certaines collectivités territoriales s’opposent à l’installation de nouvelles antennes relais. On imagine la pression des riverains sur les élus qui fait son petit effet.

Par ailleurs, Free Mobile indique que les contrats ne sont pas forcément rapidement mis en oeuvre par les entreprises avec lesquelles l’opérateur travaille. On ne connait pas la nature de ces difficultés mais on se souvient que Free Mobile avait signé un accord avec Bouygues afin de bénéficier de l’expertise de l’opérateur tant au niveau des accès des points hauts mais également sur la négociation et l’installation des antennes relais de Free Mobile.

L’ARCEP entend ces arguments et compte bien les vérifier afin de comprendre à quel niveau exactement cela coince. Ce peut être une opportunité pour Free Mobile qui se voit donc appuyé par l’ARCEP afin de peut-être débloquer la situation.

Free Mobile entend donc bien déployer son réseau mobile le plus rapidement possible mais il semble qu’il y ait clairement des blocages qui empêchent l’opérateur d’avancer comme il le souhaiterait. Ce n’est donc pas un problème d’investissement réseau comme voudraient le faire croire ses concurrents mais bien des soucis de déploiement liés aux autorisations et mises en oeuvre.

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