Hier, L’ARCEP a donné les résultats des enchères concernant les blocs de fréquence dans la bande des 800 Mhz. Free Mobile n’a pas été retenu, non pas parce que le dossier n’était pas recevable, mais parce que l’enchère était la moins importante. Maxime Lombardini, le directeur général du groupe avait déjà déclaré que Free Mobile n’estimait pas cette seconde obtention comme indispensable et réaffirme aujourd’hui que Free Mobile à tout ce qu’il lui faut. Voici plusieurs éléments qui expliquent pourquoi Free Mobile peut se passer des fréquences 4G dans la bande 800 MHz.

Tout d’abord, il faut bien comprendre la différence entre les fréquences 4G dans la bande 2.6 Ghz et 800 Mhz.

Les fréquences 4G dans la bande 2.6 Ghz devraient apporter le plus grand débit face aux fréquences de la bande 800 Mhz. Free Mobile a donc stratégiquement opté pour l’obtention du meilleur bloc dans cette bande et se retrouve avec une licence 4G 20 MHz duplex (pour 271 000 000 €), soit le meilleur bloc de ce premier appel d’offre.

Les fréquences 4G dans la bande 800 Mhz favorisent la couverture du réseau : la portée du signal est plus importante et de ce fait, un opérateur peut déployer moins d’antennes relais pour couvrir le territoire. Pour résumer, plus la fréquence est basse, plus la portée est longue.

On estime qu’il faudrait quatre fois plus d’équipement dans la bande 2.6 Ghz pour couvrir l’équivalent en 800 Mhz.

Mais ce n’est pas un problème pour Free Mobile : le réseau mobile 3G déployé actuellement par Free Mobile est déjà compatible 4G et n’attend que le feu vert du régulateur pour activer la 4G. On sait que Free Mobile a déjà couvert plus de 30% du territoire Français de la population Française et que le déploiement des antennes relais continue.

En fait, Free Mobile est en position de force : un seul réseau à déployer à la fois compatible 3G et 4G là où les autres opérateurs vont devoir poser de nouvelles antennes permettant d’exploiter leur licence 4G. Il était donc stratégique pour ces opérateurs d’obtenir une licence leur permettant de déployer moins d’antennes pour couvrir le territoire. Free Mobile n’en a tout simplement pas besoin !

De plus, il ne faut pas oublier que Iliad est en possession d’une licence nationale pour le réseau Wimax (bande de fréquence 3.5 Ghz). On sait d’ailleurs que sa filiale IFW respecte scrupuleusement ses engagements de couverture afin d’en garder le droit d’exploitation. Nous vous en parlions dans cet article. Le Wimax est stratégique pour Free Mobile car une licence Wimax pourrait se transformer en licence 4G.

A partir de mai 2016, Bruxelles instaurera le principe selon lequel les autorisations d’exploitation des fréquences seront technologiquement neutres. En d’autres termes, les fréquences Wimax pourront être exploitées en 4G sans aucun problème. Dans ces conditions, le réseau 4G de Free Mobile couvre actuellement largement plus de 30% du territoire Français de la population Française là où les autres opérateurs vont pouvoir commencer le déploiement de leur propre réseau 4G.

Au sujet des équipements déployés par Free Mobile, on sait que l’opérateur a opté pour des équipements NSN. Ces équipements  sont compatibles 3G et 4G. Et il est intéressant de noter que ces équipements peuvent fonctionner sur des fréquences allant de 700 MHz à 3.5 GHz et qu’ils sont donc compatibles avec l’ensemble des fréquences détenues par Iliad, dont le Wimax.

Free Mobile est donc non seulement largement en avance sur le déploiement de son réseau 4G mais en plus, sa licence 4G obtenue permettra à l’opérateur mobile de disposer du meilleur débit possible et ce, sans avoir à investir dans la bande 800 Mhz hors de prix, ni dans un nouveau réseau 4G.

Là ou Free Mobile ne couvrirait pas encore le territoire en 4G, un accord d’itinérance pourra être signé avec un autre opérateur mobile.

En résumé, Free Mobile n’avait absolument pas besoin de ce second lot de fréquences 4G et dispose déjà du meilleur réseau 4G. Il n’y a plus qu’à attendre son activation.

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