Il n’est déjà pas simple pour Free Mobile de déployer son réseau d’antennes relais avec des riverains qui s’opposent à la venue de nouvelles antennes près de leurs habitations, évoquant des craintes quant aux émissions des ondes électromagnétiques. Mais une difficulté supplémentaire pourrait se poser avec l’accélération du déploiement du réseau 4G par ses concurrents qui, dans la plupart des cas, doivent également poser de nouvelles antennes et donc en faire la demande auprès des mairies…

Avec le déploiement du réseau 4G, les Maires de France vont certainement voir arriver des demandes multiples de poses d’antennes relais dans leurs villes.

Entre volonté de déploiement massif et complications

En effet, Orange , SFR et Bouygues Telecom ont tous récemment annoncé leurs ambitions dans le domaine : la 4G c’est pour fin 2012 ou début 2013.

Mais des difficultés s’annoncent pour poser de nouvelles antennes. Les responsables réseaux de Bouygues Telecom et SFR admettent à demi-mots que la pose d’antennes dans les grandes ville n’est pas chose aisée.

D’après SFR se confiant à businessmobile.fr, “C’est de plus en plus compliqué de déployer. A Paris, c’est quasiment impossible“. Cette déclaration vient confirmer les propos de Xavier Niel concernant la mauvaise couverture du réseau Free Mobile à Paris où il n’est pas simple d’obtenir des autorisations pour les points hauts.

Cela vient également expliquer pourquoi les autres opérateurs mobiles ont préféré commencer le déploiement 4G dans des villes comme Lyon, Marseille ou Montpellier. Trop contraignante, la capitale Française est mise de côté pour l’instant, en attente d’un déblocage de la situation.

Si certains équipements actuels nécessitent uniquement une mise à jour, certains endroits doivent accueillir de nouveaux déploiements d’antennes et donc, il faut obtenir de nouvelles autorisations.

Des maires sous pression

Toujours selon businessmobile.fr, “Ils sont entre le marteau et l’enclume. Certains de leurs administrés exigent d’avoir de la 3G tandis que d’autres réclament dans le même temps de retirer une antenne trop proche de leur maison. Quelle est la responsabilité de l’Etat ?

Entre les associations de consommateurs qui obtiennent en justice le démontage d’antennes et les Maires qui, en période d’élections, ne veulent pas se mettre à dos leur électorat potentiel, les opérateurs mobiles ont bien du mal à avancer sur le terrain de la couverture mobile en haut débit.

Free Mobile confronté aux demandes de ses concurrents

Si Free Mobile déploie actuellement son réseau mobile (déjà compatible 4G) sur tout le territoire Français, il doit faire face aux mêmes problématiques que ci-dessus.

Mais si ses concurrents ont leur propre réseau 3G sur toute la France, le défit de Free Mobile est d’obtenir une couverture nationale au rythme du respect de déploiement imposé par l’ARCEP, sous peine de sanctions.

Et dans un contexte de course au déploiement du réseau 4G par les trois autres opérateurs, induisant une augmentation des demandes de pose d’antennes relais, le contexte s’annonce bien plus compliqué.

L’ARCEP devrait tenir compte de cette situation en permettant de favoriser les demandes émanant de Free Mobile mais l’autorité est déjà considérée comme chouchoutant le petit dernier. La polémique serait tout de suite lancée si une telle position était prise.

[adfever type=”top-category” value=”115″]