Arnaud Montebourg et Fleur Pellerin mettent à nouveau la pression sur le déploiement réseau de Free Mobile…

Le Figaro rapporte les propos des deux premiers ministres et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ne sont pas tendres avec le dernier entrant. Décidément, le gouvernement ne lâchera pas Free Mobile. Si l’autorité de la concurrence émet l’avis que “l’itinérance dont bénéficie Free a permis d’animer la concurrence dès son entrée sur le marché. Elle doit cependant être bornée dans le temps“, les deux ministres semblent sous-entendre que Free Mobile n’investie pas vraiment dans le déploiement de son propre réseau mobile.

Free mobile profiterait de son accord d’itinérance avec Orange au lieu d’investir dans son réseau alors même que cet accord coûte plus cher à Free Mobile que de disposer de son propre réseau. Mais dans un contexte tendu de prix revus à la baisse dans le monde de la téléphonie mobile en France et dans le même temps, de lourds investissements dans le déploiement 4G, Free Mobile est l’attention du moment.

L’autorité de la concurrence estime que Free Mobile pourrait de lui-même mettre fin à l’accord d’itinérance une fois son propre réseau déployé afin de se passer de ce coûteux contrat mais souligne dans le même temps les intérêts que le dernier opérateur mobile aurait à continuer de s’appuyer sur le réseau mobile numéro un en France, notamment pour assurer une certaine qualité de service et de disponibilité, atouts indéniables face au choix des consommateurs.

On ne laisse donc pas le temps à Free Mobile de faire ses preuves et même si cet opérateur est le premier à respecter ses taux de couverture dans les délais, la pression monte encore et encore.

Les ministres n’hésitent pas à déclarer que Free Mobile doit “prendre part à l’effort” au lieu d’être présent dans le monde de la téléphonie mobile en France “en passager clandestin“. Ils vont encore plus loin : l’opérateur mobile “doit progressivement se passer d’ Orange et s’affirmer comme un opérateur crédible et durable en investissant à son tour pour déployer son propre réseau“, ce qui sous-entend que Free Mobile n’investit pas alors même que l’opérateur couvre déjà plus de 50% de la population et utilise ses fréquences Wimax afin de déployer des antennes relais avec un meilleur débit que des liaisons des cuivre.

Un jour, ces deux ministres saluent l’arrivée de Free Mobile et un autre jour, ils lui mettent une pression terrible…

iliad réagira probablement à ces propos durant la présentation mardi prochain de ses résultats annuels. Rappelons enfin que Free Mobile dispose actuellement au premier mars 2013 de 2348 antennes relais en service selon l’ANFR.

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