Nous vous en parlions il y a quelques jours, l’ARCEP a dévoilé sa proposition concernant l’encadrement tarifaire des terminaisons d’appel. Si Free Mobile devrait bénéficier d’une terminaison de l’ordre de 2.4c pour 6 mois, cette recommandation est bien loin de ce qu’a souhaité l’opérateur en proposant une terminaison d’appel de 3.4c sur un an. Concrètement, les concurrents de Free Mobile doivent reverser cette somme à chaque appel passé par un de leurs abonnés vers le réseau Free Mobile. S’il s’agit d’aider le nouvel entrant à se lancer sur le marché du mobile, le coût revu à la baisse pourrait mettre à mal la promesse de diviser les prix du mobile par deux.

Cette mise en place de terminaison d’appel asymétrique permet donc à Free Mobile de bénéficier sur six mois d’un avantage économique face à des opérateurs en place depuis des années et dont le réseau mobile demande moins d’investissement, bien qu’avec l’arrivée de la 4G, des dépenses sont à prévoir pour mettre à jour les installations d’antennes relais.

Cette proposition de l’ARCEP pourrait bien coûter très chère à  Free Mobile et priver l’opérateur de quelque millions d’euros. Dans ce contexte, la promesse de diviser les prix du mobile par deux peut-elle toujours tenir ? Est-ce économiquement viable ?

A cela, il faut rajouter l’achat de la licence 4G qui, même si Free Mobile a pu en obtenir une partie, doit encore investir en achetant un nouveau lot de fréquences 4G, beaucoup plus cher car beaucoup plus performant. On devrait à ce sujet, connaitre la réponse de l’ARCEP dans la semaine.

Free n’avait de toute façon pas le choix que de se lancer dans le monde de la téléphonie mobile pour survivre face à ses trois concurrents qui disposent déjà d’un réseau fixe et mobile. Maintenant, afin de prendre des parts de marché, Free Mobile se doit de se différencier sur plusieurs points et pas uniquement sur des tarifs qui seront certainement revus chez la concurrence en s’alignant tel que ce fut le cas dans le monde de l’ADSL.

On peut alors se poser la question du prix divisé par deux, les trois opérateurs ayant engagé une baisse de leurs tarifs avec leurs offres Low Cost. Xavier Niel a affirmé que ce sont ces prix qui seront divisés par deux… et ne peut plus décevoir au risque de mettre à mal l’image du trublion des télécom.

source : leparisien

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