Attaqué dans un premier temps par les opérateurs mobiles historiques et plus récemment par Arnaud Montebourg, Free Mobile a décidé de se défendre en commandant sa propre étude d’impact sur son arrivée.

Free Mobile : jusqu’à 30 000 créations d’emplois

Alors que l’arrivée de Free Mobile est critiquée, notamment sur le plan de l’emploi, l’étude sur « l’impact macroéconomique de l’attribution de la quatrième licence mobile » réalisée par deux économistes dont la réputation n’est plus à faire (Augustin Landier et David Thesmar) montre un effet positif plus que positif sur l’emploi avec la création nette de 16 000 à 30 000 emplois.

Et c’est l’opérateur Free qui a demandé ce rapport, décidant de ne plus rester passif face aux attaques répétées du ministre du redressement productif.

Les opérateurs France Telecom, SFR , Bouygues Telecom, Iliad est Numericable ont un effectif de 128 000 personnes en France et différents avis sur la question estimaient alors des pertes allant de 10 000 (pour l’ARCEP) à 55 000 pour l’économiste Bruno Deffains. On parle pour l’instant de 556 supressions chez Bouygues et de 500 à 2000 chez SFR donc le plan de départ avait été prévu avant l’arrivée de Free Mobile.

De son côté, Free avait fait part de sa vision plus large de l’impact économique suite à son arrivée. Maxime Lombardini, le directeur général de Free ouvrait alors à la réflexion : « Le débat ne s’est porté que sur les télécoms, comme s’il s’agissait d’un monde fini. Le consommateur a été laissé de côté, ainsi que les autres secteurs de l’économie.  Or, quand on redonne 2 milliards d’euros de pouvoir d’achat aux ménages, cela a des répercussions positives sur la consommation, l’investissement et l’emploi dans le reste de l’économie ».

L’un des deux économistes, David Thesmar, ayant travaillé sur ce rapport indique : « L’idée que la concurrence détruit des emplois n’est pas très naturelle en théorie économique ». Et les deux s’accordent sur le fait que redonner du pouvoir d’achat pour les consommateurs, c’est la création d’emplois pour répondre à la demande d’une consommation revue.

Ce gain de pouvoir d’achat est basé sur le calcul suivant : avec 16 euros d’économies en moyenne sur leur facture téléphonique mensuelle , la moitié des 3,6 millions de clients Free représenterait 345 millions d’euros économisés sur un an. Avec l’adaptation des autres opérateurs, reste 64 millions de clients sur lesquels on estime une baisse de facture mensuelle de 1.80 euros. On arrive alors à 1.386 milliards d’euros économisés.

En conclusion de leur étude, les économistes soulignent que depuis l’arrivée de Free Mobile, les opérateurs mobiles historiques « versent des dividendes très élevés » et dans le même temps « empruntent actuellement à des taux extrêmement bas ». Free Mobile est alors un « stimulant, et non un handicap, pour l’investissement ».

source : Les Echos