Iliad, via sa branche Recherche et Développement, a réussi en 2005 à atteindre 174 Mbps sur la technologie ADSL. En regroupant plusieurs lignes de cuivre, cette technologie éxpérimentale dérivée du DSL créée par Free serait un bon moyen de passer à la vitesse supérieure concernant les débits 3G sur les antennes reliées par le réseau de cuivre, faute de desserte par fibre optique en attendant.

Free n’a jamais déployé sa technologie F-ADSL pour les particuliers : cela nécessite l’utilisation de plusieurs lignes téléphoniques couplées, et en cela, on comprend la limite de la mise en place.

Mais les équipements DSLAM du fournisseur d’accès à Internet sont compatibles avec la technologie «F-ADSL» sans aucune modification. Il est donc possible d’atteindre ces débits sans aucun nouvel investissement réseau : une aubaine pour Free Mobile.

On sait que la NodeBox de Free Mobile a été développée en interne… et on aimerait bien savoir si elle est capable de gérer le F-ADSL… En tout cas, elle gère certainement le VDSL et si l’ARCEP donne son feu vert, les débits 3G des antennes relais reliées par lignes de cuivre vont pouvoir augmenter. Oui mais voilà, le VDSL, s’il est autorisé, ne le sera probablement que mi-2013.

Le F-DSL serait donc parfaitement indiqué pour le réseau Free Mobile.

Malheureusement, depuis ce communiqué de presse annonçant la naissance du F-ADSL, daté du 25 novembre 2005, cette technologie n’a plus jamais fait parler d’elle.

Technologie finalement instable ? Signal perturbant pour les lignes à proximité ? Une autorisation non délivrée pour le déploiement ?

Selon le communiqué de presse, le F-ADSL est non perturbant pour les lignes de cuivre, contrairement au VDSL2 qui doit actuellement faire ses preuves pour que les FAI puissent le déployer :

Les équipements DSLAM (Digital Subscriber Line Access Multiplexeur) de Free sont d’ores et déjà compatibles avec la technologie “F-ADSL”, sans aucune modification. Cette technologie permet d’atteindre ces débits sans aucun nouvel investissement réseau. Les Freebox actuelles ne permettent pas l’accès à ces débits. Free n’envisage pas de lancement commercial pour le moment.
Contrairement au VDSL2 cette technologie est non perturbante pour le réseau et les autres abonnés. A 1800 mètres d’un NRA (Nœud de raccordement d’abonnés), le débit en download est d’environ 120 Mbit/s.