Après la ville de Lyon, c’est la magazine Capital qui révèle les résultats de tests sur les débits de Free Mobile. Capital a demandé au cabinet Directique de réaliser une série de tests poussés sur le réseau Free Mobile. Les résultats sont mauvais ! “La faute à un réseau construit à l’économie” déclare le magazine…

Une baisse des débits Free Mobile confirmée

Le site Capital, qui publie aussi ces résultats dans sa version papier disponible jusqu’au 18 juillet, révèle qu’en moyenne, le débit 3G d’un abonné Free Mobile est de 380 Kbps lorsqu’il est de 1119 Kpbs chez ses concurrents Orange et SFR .

Le cabinet Directique (qui réalise les relevés pour le compte de l’Arcep) a procédé à une série de test sur Paris et Lyon après plusieurs smartphones Android et des iPhone.

En revanche, cette étude montre bien que les problèmes d’appels sont résolus avec au taux d’erreur relativement bas, légèrement supérieur à ses concurrents.

Méthodologie pour l’internet mobile :
3 692 tentatives de téléchargement d’un fichier de 2 mégaoctets réalisées entre le 24 et le 30 mai dans les agglomérations de Paris et Lyon avec l’application MobiSpeed (disponible sur Android et en juillet sur iPhone).
Méthodologie pour pour la téléphonie :
A Paris (du 24 au 29 mai) et Lyon (les 29 et 30 mai), Directique a lancé des appels (2 500 par réseau) vers les messageries des quatre opérateurs toutes les 40 secondes à partir d’un Samsung Wave.

 

Tests de téléchargement en 3G

Qu’il s’agisse d’une antenne Free Mobile ou d’une antenne Orange , les résultats ne mettent pas Free Mobile en lumière :

A l’épreuve du transfert de fichiers par contre, qui mesure la qualité de l’Internet mobile, c’est la déception : une fois sur dix, le téléchargement a échoué et, quand il aboutissait, prenait plus de 20 secondes dans 68% des cas contre 13% chez Orange . Des chiffres mauvais quelles que soit les antennes empruntées : celles de Free (qui couvrent 31% de la population) comme celles d’ Orange , qu’Iliad loue en attendant de couvrir toute la France.

Le réseau Free mobile à base de connexions ADSL

Capital soulève de nouveau la polémique sur les antennes Free Mobile reliées au réseau Free par des lignes de cuivre au lieu de fibre optique.

Pour le magazine, les bugs rencontrés sur les antennes Free Mobile résultent des choix économiques de l’opérateur : «Par souci d’économie, ils se sont contentés de relier la plupart de leurs antennes mobiles à leur cœur de réseau avec de simples câbles de cuivre ADSL», selon un expert des réseaux télécoms.

Selon l’emplacement de l’antenne par rapport au NRA (Nœud de raccordement d’abonnés) le débit à partager entre tous les abonnés connectés au même moment serait dans la plupart des cas de 10 Mbits/s.

La concurrence utilise la fibre optique, grâce à des investissements de longue date : leurs antennes délivrent alors des débits de 21 à 42 Mbps.

Maxime Lombardini répond sur ce point que «Même lorsque nous utilisons le cuivre, ce n’est pas un goulot d’étranglement». Pourtant, les résultats de l’enquête montrent bien un problème de débit.

Comment augmenter les débits et la capacité du réseau Free Mobile ?

Tout d’abord, nous pensons que si Free mobile a fait le choix de déployer des antennes reliées à des lignes de cuivre, c’est sans doute pour réussir à atteindre dans les délais son taux de couverture minimal nécessaire à l’exploitation de sa licence mobile. Stratégie gagnante étant donné que l’opérateur y est parvenu.

Reste certes à augmenter le nombre d’antennes et à les relier en fibre optique. C’est un investissement très important et qui prend du temps.

Reste alors une autre piste beaucoup plus économique : l’activation du VDSL 2 sur les lignes téléphoniques de cuivre, permettant d’atteindre des débits de plus de 100 Mbps pour des lignes de moins de 2 km. Le VDSL 2 pourrait être autorisé en 2013 et ne nécessiterait aucun investissement de la par de Free étant donné que son réseau est déjà compatible avec cette norme.

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