Visiblement, Martin Bouygues est très intéressé par le rachat de SFR et ne perd pas de temps. Il a rencontré le président et les ministres Montebourg et Pellerin pour les convaincre.

Martin Bouygues aurait tenté de convaincre que le rachat de SFR par Bouygues Telecom garantirait les emplois dans le secteur et que son entreprise est économiquement bien plus stable que numericable qui s’intéresse aussi de très près au cas SFR .

Il faut dire que Bouygues Telecom s’est déjà nettement rapproché de SFR avec l’accord de mutualisation validé par l’autorité de la concurrence. En rencontrant le président de la République, Martin Bouygues tente donc de plaider sa cause et anticipe le rachat de SFR en cherchant du soutien auprès du gouvernement.

En utilisant l’argument de la préservation de l’emploi, il tente de séduire le gouvernement qui en fait sa principale priorité. Il a par ailleurs rencontré les ministres Arnaud Montebourg et Fleur Pellerin, cherchant d’autres alliés politiques.

Nous verrons bien ce que ces rencontres donneront dans quelques semaines mais le Gouvernement a toujours souhaité conserver 4 opérateurs mobiles suite à l’acquisition d’un licence mobile par Free Mobile. Pour le Gouvernement, il est hors de question de revenir à 3 acteurs et la mutualisation des réseaux mobiles semble être plus d’actualité, bien que l’itinérance soit un sujet à part et visiblement dérangeant. D’ailleurs, Fleur Pellerin déclarait encore en janvier dernier que Nous avons aujourd’hui un marché à quatre acteurs, nous souhaitons qu’il fonctionne avec ces quatre acteurs dans des conditions qui soient favorables à l’investissement et à l’emploi. Une consolidation entre deux acteurs serait nécessairement synonyme d’un certain nombre de doublons. Qui dit doublon dit casse sociale et ça n’est pas une perspective qui enchanterait le gouvernement. Pour l’instant, il n’en est pas question“.

Numéricable qui ne détient pas de licence mobile est donc plus apte à fusionner avec SFR , n’entraînant pas une disparition d’un opérateur mobile.

Bouygues a beau tenter de convaincre le Gouvernement, même s’il joue sur la corde sensible de l’emploi, il sera difficile de voir une telle fusion. Et si tel était le cas, Free Mobile pourrait bien s’inquiéter face à 2 opérateurs puissants que sont Orange et une fusion hypéthétique Bouygues/ SFR .

 

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